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Contexte socio-économique

Construction : 12.474 offres d'emploi, fin 2017

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Selon l'enquête trimestrielle du SPF Economie, l'ensemble des entreprises belges a compté quelque 134.571 postes à pourvoir au cours du quatrième trimestre de 2017. Soit une hausse de 19 % par rapport au même trimestre de l'année précédente.

Dans la construction, le nombre d'offres d'emploi a augmenté de 12 % au cours de cette période.

Pour le développement des PME et l'emploi

Et si plusieurs chefs d'entreprise se mettaient ensemble pour engager un salarié ? C'est le principe des "groupements d'employeurs", une formule née en France et qui répond à une attente.

Plus de 35.000 personnes y travaillent ainsi de façon partagée. Il n'y en a que quelques-unes en Wallonie et à Bruxelles. Mais la volonté existe de développer la formule.
Pour cela, le ministre wallon de l'Economie et de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt (PS), s'est adressé au "Lentic", le Laboratoire d'études sur les nouvelles technologies, l'innovation et le changement lié à l'Université de Liège. Un des douze chercheurs qui le composent, Frédéric Naedenoen, a été chargé de créer un centre de ressources pour promouvoir le groupement d'employeurs et faciliter la vie des chefs d'entreprise intéressés.
Pour Frédéric Naedenoen, cet outil de gestion de la main-d'oeuvre s'inscrit tout à fait dans l'évolution du monde économique et du marché du travail. La grande entreprise qui intègre tous les processus, de la production à la commercialisation, a une allure de dinosaure. Les tâches sont segmentées. Les sous-traitants se multiplient tout comme les "mises à disposition". La taille moyenne des entreprises diminue. En même temps, il y a une nécessité de mobilité des salariés et une forte aspiration à la sécurité.
Le groupement d'employeurs n'avait pas de sens il y a cinquante ans. Il en a de plus en plus en 2009. Son succès en France le prouve. Le dispositif a été imaginé pour les travailleurs saisonniers, qui changeaient d'employeur selon les saisons. Il s'est étendu à de nombreux secteurs, en particulier à la construction. Il concerne aussi des employés dont le travail n'a rien de saisonnier.

Créneau particulier
Le groupement d'employeurs est un dispositif de mutualisation des ressources humaines entre plusieurs opérateurs économiques (privés, publics, marchands, non marchands). Ils partagent les coûts et les temps de travail d'un ou plusieurs salariés. La forme juridique est celle du "groupement d'intérêt économique", par au moins deux entreprises. Celles-ci sont solidairement responsables et cogèrent, par consensus, le personnel employé par le groupement et qui travaille pour elles selon une alternance à déterminer. Cela peut aller de six mois de suite de chaque côté à un ou deux jours par semaine dans chaque entreprise pour des fonctions commerciales, de secrétariat, d'entretien des locaux...
Pour Frédéric Naedenoen, le groupement répond à des besoins qui ne sont pas parfaitement couverts par l'intérim ou le recours à des indépendants. Deux exemples...
"Des PME ont envie d'un site internet vivant, avec une bonne approche marketing. Cela ne nécessite pas une personne à temps plein. En partageant un salarié, elles ont sous la main à un coût raisonnable quelqu'un qui les connaît bien, qui comprend leurs attentes. Et cela n'empêche pas de faire appel à un conseil stratégique à haute valeur ajoutée au bout de quelque temps. C'est la même chose en comptabilité. Un employé partagé peut déblayer le terrain, tenir à jour les comptes. Puis les présenter à un spécialiste qui va les analyser et conseiller."

Obstacle
En fait, la loi autorise les groupements d'entreprises en Belgique depuis 2000. S'ils restent rares, c'est faute de promotion. C'est dû aussi à une disposition voulue par les syndicats qui ne leur permet d'embaucher que des demandeurs d'emploi difficiles à placer. Cette restriction, inexistante en France et à la motivation assez obscure, devrait être levée. "Je n'ai pas encore rencontré un seul responsable syndical qui reste réticent au système quand on lui a bien expliqué de quoi il s'agit. C'est un mécanisme qui permet aux entreprises de grandir, qui est un sas vers une première embauche propre à temps plein, qui crée de l'activité et de l'emploi."

Article paru le 03/02/2009 sur le site de Newbizz (http://www.newbizz.be)

Reconnaissance de qualité

A l'initiative de la ministre des Indépendants et des PME, Sabine Laruelle (MR), le gouvernement a approuvé un projet de loi créant des concours officiels d'excellence professionnelle.

Des concours de profession reconnus pourront donc être organisés pour les petites et moyennes entreprises du commerce et de l'artisanat. Ils offriront aux lauréats reconnaissance et rayonnement.
Les cinq lauréats d'un concours d'excellence d'une profession déterminée pourront mentionner leur titre sur leurs produits. Exemples : "Premier boucher de Belgique 2009", "Troisième couturière de Belgique 2009". Le titre constitue un label de qualité pour le commerçant et le consommateur.
Au moins une fédération nationale professionnelle ou interprofessionnelle agréée doit être impliquée dans l'organisation d'un concours d'excellence.
L'agrément des concours d'excellence est une des 40 initiatives du plan PME déposé par la ministre Laruelle pour stimuler l'entrepreneuriat en Belgique et assurer en particulier la promotion de l'artisanat.
La Belgique compte plus de 180.000 entreprises d'artisans. Cela représente un quart du nombre total d'entreprises en activité dans notre pays. En tenant compte des salariés, près de 320.000 personnes exercent une profession liée à l'artisanat, un nombre en constante progression.

Article paru le 03/02/2009 sur le site de Newbizz (http://www.newbizz.be)

Incitants financiers pour indépendans et PME

L'information intéressera les nombreuses PME innovantes. Depuis le 1er janvier, les entreprises wallonnes peuvent disposer de "chèques services technologiques" pour, notamment, avoir recours à un centre de recherche…

La mesure est accessible à toute entreprise ayant un siège d'exploitation en Wallonie, établie en société commerciale et répondant à la définition européenne de la PME. La société peut bénéficier de cette aide pour payer une prestation technologique effectuée par un centre de recherche agréé ou par un centre de recherche dépendant dune haute école belge francophone.
Les entreprises pourront obtenir 40 chèques de 500 € par an, soit 20.000 € (25 % à charge du bénéficiaire et 75 € à charge des pouvoirs publics - Région wallonne et Fonds européen de développement régional). Les CST ne couvrent pas la TVA.
Cette mesure a pour objectif de favoriser l'innovation technologique en Wallonie. L'Agence de stimulation technologique, qui gère cette mesure, promet un dispositif d'aide souple, simple et rapide, avec notamment une réponse aux demandes des PME dans les trois jours ouvrables !

En pratique
Les PME qui souhaitent bénéficier de ce système doivent prendre contact avec un centre de recherche, afin de déterminer une prestation et d'établir un devis. Ce même centre les guidera à chaque étape de la procédure. Plus de renseignements sur ast.wallonie.be.

Article paru le 02/02/2009 sur le site de Newbizz (http://www.newbizz.be/)

Chômage temporaire dans la moitié des entreprises de construction

52% des entreprises de construction flamandes connaissent actuellement le chômage technique. Si la crise perdure, ce chômage temporaire pourrait devenir définitif. C’est ce qu’il ressort d’une enquête de Bouwunie qui encourage les gens à continuer à (re)construire.

Selon l’enquête réalisée auprès de 840 membres – employeurs de Bouwunie, il en ressort que la moitié d’entre eux utilisent actuellement le chômage temporaire pour des raisons économiques. « 85% d’entre eux ont besoin d’une extension de ce système pour passer des 4 semaines de suspension à 8 semaines » propose la Bouwunie. « C’est pour éviter les licenciements. Les bons travailleurs sont difficiles à trouver et quand l’économie redémarrera, les employeurs auront à nouveau besoin de ces personnes. »
« Ce besoin est élevé en ce moment, cela vient du fait que 8 employeurs sur 10 pensent devoir faire usage du chômage temporaire dans les 4 semaines. 20% des employeurs dans le secteur de la construction qui n’y sont pas encore, pensent y recourir dans moins d’un mois «  ajoute la Bouwunie.
L’association déclare également que les chiffres des faillites ont augmenté ces dernières semaines. Pour la période septembre 2008-janvier 2009, on note une augmentation de 18% par rapport à la même période en 2007-2008.

Article paru le 27/02/2009 sur le site de Newbizz (www.newbizz.be)

Report possible des cotisations sociales

Dans le cadre de son plan anti-crise, le gouvernement fédéral a décidé d'accorder des facilités de paiement aux indépendants à titre principal pour leurs cotisations au statut social (cotisations obligatoires auprès d'une caisse d'assurances sociales).

Il faut en principe payer à l'échéance de chaque trimestre, sous peine de majorations et d'intérêts de retard. En 2009, il est possible d'obtenir un report de paiement pour le premier, le deuxième et/ou le troisième trimestre, sans aucune pénalité. Il faut cependant tout régler avant la fin de l'année ou conclure avec sa caisse un plan d'apurement courant sur 2010.
Le report de paiement est possible à la fois sur les cotisations (provisoires) de l'année en cours et sur les éventuelles régularisations relatives aux revenus de 2006.
Attention : ce n'est pas automatique ! Il faut introduire une demande écrite auprès de sa caisse d'assurances sociales. Celle de l'UCM a déjà mis un formulaire ad hoc en ligne sur www.ucm.be.
La demande doit être justifiée par une difficulté de trésorerie : document d'une banque refusant une ligne de crédit ou un crédit de caisse, rappels de factures impayées par des clients ou toute preuve d'une difficulté momentanée ou plus largement d'une baisse du chiffre d'affaires (déclaration TVA...).
Il va de soi que le report de paiement, s'il est accepté par la caisse, ne suspend pas le droit aux prestations sociales.
Cette mesure est un outil précieux pour permettre aux indépendants de passer un cap difficile, de surmonter une difficulté passagère. Il faut toutefois inciter à la prudence ! L'ensemble des sommes dues sera réclamé à la fin de l'année ou dans le courant de 2010 s'il y a un plan d'apurement. En cas de retard fin 2009 ou de non-respect du plan, les majorations devront être appliquées et les caisses seront même en principe tenues de récupérer les "prestations indûment perçues" (allocations familiales, soins de santé...). L'addition risque donc d'être très lourde...
Mais, répétons-le, la mesure, prise à l'initiative de la ministre des Indépendants et des PME, Sabine Laruelle (MR), est un bol d'air qui peut éviter des faillites et des fermetures non justifiées par des raisons de fond. C'est une sorte de crédit de caisse sans intérêt, d'un montant équivalent à leurs cotisations sociales, auquel ont accès les indépendants en 2009.

Article paru le 25/02/2009 sur le site de Newbizz (www.newbizz.be)

Crise: la fin du tunnel ?

La Banque nationale a publié son baromètre de conjoncture de février. C'est archimauvais. Mais les économistes sont unanimes à y trouver des raisons d'espérer.

Ce baromètre avait enregistré une petite hausse en janvier. Il est à nouveau à la baisse, mais est en fait revenu à son niveau de décembre. Ce n'est plus la dégringolade de l'automne. Le commerce particulièrement ne se porte pas trop mal depuis deux mois.
Le journal "De Tijd" a demandé aux économistes en chef des quatre plus grandes banques belges d'analyser ce baromètre. Ils sont à peu près d'accord. Pour ING, "on a touché le fond au quatrième trimestre de 2008." Pour la KBC et Fortis, "nous vivons les pires moments de la crise." Pour Dexia, "l'impulsion positive de la baisse des taux d'intérêt, du bas prix de l'énergie et des plans de relance va se faire sentir."
Tous pronostiquent encore deux trimestres dans le rouge, puis une reprise de la croissance au quatrième trimestre. "Si la stabilité financière est rétablie, c'est une perspective raisonnable", estime Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale américaine.
Il ne reste qu'à croiser les doigts et à travailler...

Article paru le 03 mars 2009 sur le site de Newbizz (www.newbizz.be)

La Belgique ouvre ses frontières aux travailleurs de l’Europe de l’Est

La Belgique va demander à la Commission Européenne de ne pas prolonger les mesures restrictives imposées à la libre circulation des employés provenant des pays ayant rejoint l’UE en 2004.

Cela concerne donc la Pologne, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la République Tchèque, la Hongrie et la Slovénie. A partir du 1er mai, les citoyens de ces pays pourront venir travailler en Belgique sans avoir un permis de travail.

Cette décision a été prise par les ministres fédéraux compétents juste avant les vacances de Pâques.

Article paru le 17/04/2009 sur le site de Newbizz (www.newbizz.be)

La commission paritaire est constituée

La commission paritaire des professions libérales (hors notaires et secteur de la santé) a été constituée. Elle concerne environ 50.000 employés. L'UCM et l'Unplib (Union nationale des professions libérales et intellectuelles de Belgique) y ont trois représentants. Leur tâche s'annonce difficile...

Les commissions paritaires réunissent des représentants des syndicats et des employeurs. Ensemble, ils négocient les conditions de travail pour les salariés de leur secteur (barèmes, congés en tous genres, mode d'indexation...), dans le respect du cadre fixé par les accords dits interprofessionnels.
Jusqu'à présent, en ce qui concerne les professions libérales, les employés des notaires, des pharmaciens, des médecins et autres professionnels de la santé, dépendaient de commissions paritaires spécifiques. En revanche, pour les employés des comptables, fiscalistes architectes, avocats, huissiers, géomètres, experts immobiliers…, il n'y avait pas de commission spécifique. Ils relevaient de la 218 (auxiliaire, minimaliste) ou de la 200 (fictive, qui ne se réunit jamais).
À la demande des syndicats, une commission a donc été créée pour eux. L'arrêté royal remonte au 27 février 2008 mais la désignation des représentants vient seulement d'être faite. Il y a sept syndicalistes d'un côté. Le banc patronal comporte également sept personnes, selon une répartition trois-trois-un : trois mandats flamands pour l'Unizo-FVIB, trois mandats francophones pour l'UCM-Unplib et un mandat pour la FEB (grandes entreprises).
Les trois mandats UCM-Unplib ont été attribués à Geneviève Bossu (juriste au service d'études de l'UCM), Eric Carlier (expert en droit du travail chez Claeys & Engels) et Micheline Claes (vice-président de l'Institut des experts-comptables et des conseils fiscaux).
Quand une commission paritaire se crée, il est d'usage que les syndicats arrivent avec un solide cahier de revendications. Les représentants des employeurs auront leur propre agenda. Leur rôle est de veiller à ce que les spécificités du secteur soient respectées pour que les salariés travaillent dans de bonnes conditions, mais sans que les accords passés ne nuisent au maintien et à la croissance de l'emploi.

Article paru le 21/04/2009 sur le site de Newbizz (www.newbizz.be)

Chômage temporaire : Toujours l'attente...

Échec total et définitif : les employeurs n'ont pas pu obtenir des syndicats qu'ils acceptent un chômage temporaire pour les salariés sous statut d'employés, et non plus pour les seuls ouvriers.

Ce n'était pas un refus de principe. Mais les conditions mises par les syndicats étaient si lourdes et si restrictives que la mesure aurait été inutilisée et donc inutile. Prévoir en particulier une garantie d'emploi pour les employés mis en chômage technique serait dissuasif. Si la crise se prolonge, s'interdire de licencier serait suicidaire !
Le Premier ministre a reçu séparément les partenaires sociaux - syndicats d'un côté, employeurs de l'autre - pour écouter leurs arguments. Il a proposé l'intervention d'un médiateur, technique qui avait permis de débloquer l'accord interprofessionnel 2009-2010. Cette fois, il y avait unanimité pour estimer que c'était inutile.
La ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet (CDH) a, elle aussi, reçu les syndicats. Elle verra les employeurs (UCM, Unizo, FEB) lundi. Puis elle proposera une solution au gouvernement. Elle s'est officiellement déclarée en faveur de "mesures rapides, temporaires et ciblées pour faire face à la crise économique." Il est question d'autoriser le chômage temporaire à partir du 1er mai pendant six mois. Cela permettrait en principe de passer le pire de la crise et cela éviterait de plomber le budget 2010 (en 2009, tout est permis). Une prolongation serait liée à la question du rapprochement des statuts entre employés et ouvriers.
Les employeurs attendent… et espèrent que la décision tombera assez rapidement pour éviter une vague de licenciements.

Article paru le 20/04/2009 sur le site de Newbizz (www.newbizz.be)

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